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Humeurs

Mardi 22 septembre 2009

« À Castanet-Tolosan, la commune compte 500 habitants de moins depuis le dernier recensement, soit 11 000 habitants. Pour la première fois depuis 4 ans, taxe foncière et taxe d'habitation augmentent de 20 %. Le directeur de cabinet du maire, Alain Combres, rappelle la conjoncture dont la crise immobilière et des recettes en moins pour les communes qui touchent moins de droits de mutation. La mairie de Castanet met aussi en avant les dépenses nouvelles : service de passeports biométriques, les dépenses énergétiques à la hausse en 2008, l'augmentation de 4 à 4,5 % du GVT (glissement vieillesse technicité) dans les charges du personnel ». La Dépêche du Midi – 8 septembre 2009

 

Pour mémoire, quelques extraits de la position du Groupe d’opposition Castanet en Mouvement, exprimée lors du Conseil Municipal du mois de mars dernier :

 

« Le groupe minoritaire « Castanet en Mouvement » l’a exprimé le mois dernier lors du débat budgétaire : nous voulons dénoncer cette hausse brutale de la part communale de l’impôt local.

D’une part, comme nous l’avons dit, dans un contexte de crise, c’est une pression supplémentaire que vous imposez à vos administrés. Tandis que les taux augmentent, vous annoncez un travail sur les bases, soucieux, dites-vous, de ne pas rendre ce prélèvement plus injuste.

Faut-il rappeler, faut-il vous rappeler, que ceci n’est pas votre premier mandat ? Que vous aviez 8 ans pour vous préoccuper de cette réévaluation des bases et instaurer une hausse progressive de l’impôt ? C’est donc bien un réajustement pour 8 années de gestion déficiente de la commune que vous nous demandez aujourd’hui de cautionner. Mais les Castanéens doivent-ils payer pour vos erreurs de gestion ?

(…)

Quid de la rénovation de la piscine municipale, des projets de médiathèque, de salle de spectacle, de terrains de sports ouvert à tous ? Levez-vous plus d’impôt pour proposer un boulodrome aux Castanéens ? A quel besoin réel cet équipement correspond-t-il ? Vous vous targuez de tenir les promesses électorales des autres, je le comprends, votre propre programme se gardait bien d’afficher vos intentions réelles.

(…)

Comment pouvez-vous présider à l’avenir de Castanet sans trouver les bases du dialogue avec ses habitants pour des projets relevant des prérogatives de base de la commune, mais également des projets structurants ?

Nous ne sommes pas contre l’impôt, mais nous sommes pour une contribution collective justement répartie, au bénéfice d’un service public pour tous et du lien social dans notre commune ».

 

 

Par Castanet en Mouvement
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Mardi 22 septembre 2009
Nous avons reçu, il y a quelques jours, le mail suivant :

"Bonjour,
La plupart des Castanéens ont reçu leur taxe foncière aujourd'hui.
Résultat des courses, une hausse de plus de 15%, soit 200 euros supplémentaires à débourser pour le budget mirobolant de la Mairie.
Mais bon sang que fait le PS dans cette ville ??? Nous sommes condamnés à subir la politique désastreuse du Maire en partie par le manque d'action de l'opposition.

Un électeur PS déçu par l'inactivité de la gauche à Castanet"
Voici notre réponse :

"Monsieur,
Autant je comprends parfaitement votre vive réaction suite à la réception de votre feuille d'imposition, autant je suis extrêmement surprise que vous teniez les élus du groupe "Castanet en Mouvement"  pour partie responsables de la forte augmentation de votre impôt local.
Je me dois de vous rappeler qu'élus de l'opposition, nous somme minoritaires au sein du Conseil Municipal, et par conséquent non décisionnaires. Nous nous sommes systématiquement opposés, lors des Conseils Municipaux, à cette mesure que nous avons qualifiée d'injuste et d'injustifiée (voir le texte de mon intervention avant le vote du budget)
 
Vous évoquez notre inaction durant cette première année de mandat : il est vrai qu'il nous est très difficile de communiquer, le quotidien local ne nous étant pas très favorable, et la tribune réservée à l'opposition dans le journal municipal peu mise en valeur. Néanmoins, vous trouverez l'ensemble de nos actions et prises de position sur notre blog : http://castanet.enmouvement.over-blog.com/
 
D'autre part vous avez du certainement recevoir dans votre boîte aux lettres divers tracts de la section locale du Parti Socialiste, qui a par ce biais, tenté d'alerter la population sur la situation financière de la commune et l'incohérence des décisions prises par la municipalité.
 
Je vous invite à faire part de vos remarques à M. le Maire (a.lafon@castanet-tolosan.fr). Nous nous tenons à votre disposition pour une éventuelle discussion en direct ou un complément d'information.
 
Sincères salutations
 
Cécile Payan pour le groupe CEM"





Par Castanet en Mouvement
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Lundi 29 juin 2009

 Vous avez pour certains suivi les péripéties des 2 « SDF » qui squattaient la maison à côté de la Ritournelle.

 

Arlésienne depuis trois ans avec maintes promesses du Maire afin de leur trouver sous conditions un logement social.

Ces deux personnes qui ont tout fait pour s’insérer sur notre commune (travail, participation à la vie locale, etc…) n’ont malgré le soutien du groupe et de certains Castanéens, pas obtenu de logement. Jusqu’au mardi 16 juin, 8h où un huissier toulousain assisté des services de la Gendarmerie Nationale (24 personnes au total) est intervenu pour les expulser manu militari.

 

Nous avons été interpellé immédiatement par le collective SDF de Toulouse.

Après une journée passée au parc de la mairie et un seating  dans le hall de l’hôtel de ville, nous avons été reçu à 17h30 par le Maire qui à priori, n’avait pas été informé de la procédure d’expulsion.

Un débat parfois serein et pa rfois houleux s’est installé afin de trouver une solution de logement rapide et décente que se soit pour le soir même et pour l’avenir.

Castanet en Mouvement a fait force de propositions et au miracle, tout c’est décanté rapidement au bonheur de nos deux bénéficiaires.

Un couchage de fortune a été trouvé pour le soir ainsi qu’une proposition de bail (négocié le mercredi matin) satisfaisant les deux parties sur un logement de la ferme Cazal.

 

Aujourd’hui nos deux ex SDF s’installent doucettement dans leur nouvel abri et oui, il faut rapatrier tous leurs biens saisis et stockés dans un pseudo garde meubles Toulousain.

 

Une issue plus que satisfaisante, mais restons sur nos gardes envers un Maire, qui nous le vivons au quotidien, peut malgré ses promesses changer d’avis en un rien de temps.

 

Notre rôle d’opposition est aussi de suivre ce genre de dossier et d’être pugnace, il y d’autres cas sur Castanet qui nécessiteraient  également de monter au créneau, espérons qu’ils ne demanderont pas trois ans avant d’aboutir.

 

Rédigé par : D. de la Lande

Par Castanet en Mouvement
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Lundi 11 mai 2009
Nous recevons ce jour sur le blog le commentaire suivant.
Mme Picat ayant été victime de nos taquineries, il est normal que nous le mettions en exergue, comme droit de suite.

" C’est avec surprise que je viens d’être informé de ce qui se dit sur votre blog.
En effet Mme Payan, un article est paru dans les colonnes de la « Dépêche du midi » relayant le courrier que j’ai reçu de mon ancien fournisseur d’accès internet. Si vous n’avez que cela comme information à diffuser sur votre blog, c’est que vous n’avez pas grand chose à faire, ni à dire. Mais ça, on le savait déjà !
Vous ne parlez que de facture alors qu’il y avait bien plus à dire mais cela a certainement dû vous échapper, à savoir la signature de ce courrier. Peut-être ne connaissez-vous pas l’histoire ou plus grave encore avez-vous pour habitude de recevoir des courriers signés par des moujhahidins ?

Je souhaite répondre également à KTI. En effet, je suis conseillère municipale et ne suis nullement « haut placée ». Peut-être n’avez-vous pas dans vos déboires avec les fournisseurs d’accès Internet reçu un courrier signé "Moujhahidin"
Si dans ce litige qui m’oppose à cette société, vous n’avez retenu que le fait que j’étais conseillère municipale, j’en suis désolée pour vous…
Mais sans rancune …

Quand à « Lulu Berlu » dont le pseudo en dit long sur sa personnalité, sachez que je n’ai à aucun moment durant la grève contacté une assistante maternelle libérale ni exercé de pression sur personne et encore moins eue des propos désobligeants envers vous. Ayez le courage de signer votre commentaire par votre nom afin que je puisse savoir comment, dans vos délires, vous avez pu imaginer que je vous avais parlé. Les propos que vous me prêtez ne sont que mensonges et calomnies et n’existent que dans votre délire. Avant d’écrire n’importe quoi sous couvert d’anonymat, vous devriez être sûr de ce que vous annoncez et ainsi vous rendre compte que vous n’avez strictement rien à dire mis à part le fait de vous faire plaisir en écrivant quelques lignes sur un blog . Etes vous en mal de reconnaissance et aigri au point d’inventer et écrire n’importe quoi ? Vous avez eu votre moment de gloire, j’en suis ravie pour vous…"
Valérie PICAT
Par Castanet en Mouvement
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Mercredi 25 mars 2009
Au mois de janvier, le personnel municipal syndiqué à Sud Service Public 31 avait diffusé un tract pour informer la population des suite de la grève, dénoncer les renoncements et fausses promesses faites par la municipalité.
Dans ce tract on évoquait "les mensonges" du Maire ... ce qui vaut à Sud d'être traîné en justice pour diffamation ...
Cette décision a été confirmée au dernier Conseil Municipal (le Conseil est informé mais n'est pas appelé à se prononcer par un vote).
Quand on sait que, en réponse aux tentatives de négociations, au mois d'octobre, M. Lafon avait adressé un méprisant doigt d'honneur aux leaders syndicaux, on ne peut qu'être stupéfait par la démarche !  Elle est en tout point semblable à celle d'un Sarkozy qui se permet d'insulter un détracteur au Salon de l'agriculture et qui fait condamner les porteurs de pancarte "Casse-toi pov'con" sur son passage.
L'article de "Tempsréel", site du Nouvel Observateur : link
Par Castanet en Mouvement
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Samedi 4 octobre 2008
Pour avoir le point de vue de la Municipalité, il suffit de lire les 3 derniers articles rédigés dans la Dépêche par le  thuriféraire habituel du Maire  ...

Tract distribué le 3 octobre et diffusé sur le blog http://municipaux31320.skyblog.com/ :

Municipaux de Castanet, ils ont gagné la première bataille



Face au Maire très libéral (apparenté Modem) de Castanet Tolosan les
grévistes ont réussi, par la lutte, à conserver leurs acquis sociaux. Le Maire voulait supprimer tous les jours de congés supplémentaires, dont bénéficiaient les municipaux depuis plus de 20 ans, en dénonçant l'accord sur les 35 heures qu'il avait lui-même confirmé en 2004.

Il justifiait cette attaque par sa volonté de faire payer au personnel communal la politique de baisse des ressources et d'augmentation des charges des collectivités territoriales induite par la politique du gouvernement Sarkozy.

Ces projets dénoncés par les élus SUD du Comité Technique Paritaire ont provoqué une riposte exemplaire du personnel. Après deux jours de grève et de débrayage ils ont voté une grève reconductible qui à réussi à faire reculer le Maire au bout de 10 jours. Ce mouvement d'une très grande détermination responsable, rassemblant syndiqués et non syndiqués, était géré par des assemblées générales qui mandataient « la délégation » qui a mené les négociations.

Ils ont gagné le maintien de 6 « jours libérés » en plus des 5 semaines de congés annuels

Ils ont gagné le maintien de jours d'autorisation d'absence pour ancienneté (1jours après 10 ans, 2 jours après 20 ans)

Ils ont gagné la suppression des principales mesures de flexibilisation du travail, avec la reconnaissance des pauses, des temps d'habillement et de douche (travaux salissants) sur le temps de travail.

Ils ont gagné l'augmentation du ticket restaurant,avec augmentation de la part employeur de 1,5€ par jour pour les bas salaires.

Il leur reste à gagner que la conservation de ces acquis ne soit pas remise en cause dans les négociations d'organisation du travail service par service qui vont avoir lieu dans les semaines à venir.

Il leur reste à gagner que les assistantes maternelles, que leur mauvais statut conduit à effectuer plus de 2000 heures de travail par an, ne soient pas les victimes différées du maire quand leur situation va être renégociée l'an prochain. Les grévistes ont voté un engagement de solidarité à leur égard avant de voter la reprise du travail.

Les grévistes de Castanet nous l'ont montré, la lutte paye !
Par Castanet en Mouvement
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Dimanche 28 septembre 2008

Nous avons passé du temps, cette semaine, aux côtés des employés municipaux en grève, pour les écouter et comprendre ce qui se passait. Nous avons également entendu ce que disait le Maire et ses adjoints, même s'ils n'ont jamais souhaité nous associer à la réflexion ou nous informer directement de leur position.

Notre réaction, collective, est résumée dans le communiqué que nous avons fait paraître dans La Dépêche de samedi matin :

M. Lafon veut faire un exemple, et prend le gouvernement pour modèle

Comme le 16 septembre, une large majorité des employés municipaux de Castanet-Tolosan étaient en grève reconductible cette semaine à partir du mardi 23 septembre.

Cette situation regrettable résulte de la décision prise unilatéralement par le Maire, sans aucune concertation, d’augmenter le temps de travail annuel et de mettre fin aux jours de RTT négociés dans le cadre d’un accord, et ceci sans aucune compensation financière.

Le groupe des élus de l’opposition « Castanet en Mouvement » dénonce la méthode employée par le Maire, faite d’intransigeance et de mépris envers des personnels municipaux qui ont à cœur de bien faire leur travail au service de tous les Castanéens.

Il est possible de gérer une commune sans dégrader brutalement les conditions de travail des employés les plus modestes, y compris dans un contexte national de désengagement de l’Etat. De nombreuses communes de l’agglomération toulousaine de taille comparable à Castanet le démontrent chaque jour.

Nous demandons à M. Le Maire de réunir d’urgence le Conseil Municipal afin d’informer l’ensemble des Conseillers municipaux. M. Lafon ne doit pas avoir peur de provoquer le débat, même contradictoire, au sein de l’assemblée démocratique de notre commune.

Nous assurons les employés municipaux de notre soutien dans leur lutte pour le respect des engagements passés et l’exigence de véritables négociations,

Le Groupe « Castanet en Mouvement »

Cécile Payan - Xavier Normand - André Pennavaire - Yvette Lesoin - Sylvie Bories - Marie-Régine Bardoux - Jean-Marc Huyghe - Dominique de la Lande

Les grévistes nous informent régulièrement à travers leur blog : http://municipaux31320.skyrock.com/.

Le Maire a tenu à informer les Castanéens dans une belle lettre, sur papier à en-tête et sous enveloppe cachetée, belle opération qui a dû coûter cher à la commune, histoire de montrer que pour lui le temps des "tracts" est terminé…

Avec tout cela en main, voici des réflexions plus personnelles.

La discussion porte en apparence sur les 1607 heures de travail annuelles, mais les syndicats ont fait savoir qu'ils étaient prêts à travailler 1607 heures… alors où est le problème ? simplement du côté des rémunérations et autour d'un principe simple que le candidat N. Sarkozy avait retourné le temps d'une campagne : "quand on travaille plus, on doit être payé plus".

L'argument tombe dans le courrier du Maire : "les agents travaillent 1557 heures par an et sont payés pour 1600". Allons jusqu'au bout du raisonnement, cela signifie que la Mairie leur faisait un cadeau, régulièrement, depuis des années, cadeau qui a même été "officialisé" par le Maire dans son courrier du 15 mars 2004 qui a été utilement reproduit au dos du tract des grévistes le 21 septembre 2008. Soyons sérieux, un cadeau qui dure depuis des années et s'applique à tous et en toute transparence de gestion, cela s'appelle un salaire !

Pour des salariés du privé (dont je fais partie depuis 18 ans), parfois assimilés à des forçats privés de droits sociaux, il serait facile de plaider devant les Prud'hommes et de gagner face à un employeur aussi indélicat que la Mairie de Castanet-Tolosan en septembre 2008 !

Ainsi, ce qu'on appelle un "avantage acquis" pour lequel beaucoup de salariés se battent, c'est ni plus ni moins une clause contractuelle dans la relation avec leur employeur, que celui-ci soit public ou privé. Cela ne signifie pas pour autant que le bénéficiaire soit tellement "avantagé"…

Revenons donc au fond de l'affaire : le Maire veut remettre en cause un élément majeur du contrat qui lie la municipalité et ses employés, il le fait de façon brutale et sans concertation préalable avec les représentants du personnel ou les conseillers municipaux et justifie cette brutalité par l'état des finances de la commune. Cela pose deux questions : où en sont réellement les finances ? La méthode employée est-elle la bonne face à la situation réelle ?


Sur l'état des finances, nous savons qu'il n'est pas bon, avec une "capacité d'autofinancement" négative (le coût du fonctionnement est supérieur aux recettes courantes, ce qui ne permet aucun investissement et creuse la dette) depuis plusieurs années, et pourtant… la communication d'A. Lafon sur le sujet est tout sauf claire :

  • en campagne, il assure les Castanéens que tout va bien et que l'opposition n'a aucune raison, sinon de politique partisane, de s'inquiéter ;
  • au début de la grève et dans son courrier, il décrit une situation très grave ;
  • dans La Dépêche, il indique que l'enjeu est maintenant celui d'un "geste d'anticipation sur l'avenir".


Que penser de tout cela ?

1-  qu'une bonne gestion des finances publiques est essentielle pour mener un projet politique dans la durée, et que l'improvisation permanente nous emmène dans le mur ; nous l'avons déjà dit durant la campagne et nous continuerons à le dire !

2-  que les orientations de la municipalité ne sont toujours pas claires et que ce ne sont pas quelques économies sur le salaire des employés les plus modestes, qui seront "toujours ça de pris", qui résoudront le problème durablement ; nous demandons d'ailleurs un vrai débat sur ce thème.

3-  que la situation actuelle ne justifie pas cette forme "d'état d'urgence" qui interdirait toute concertation.


Parlons de la méthode. Deux constats sont clairs :

1- toutes les collectivités de la taille de Castanet connaissent les mêmes conditions (désengagement de l'Etat, prix des matières premières, etc.) ;

2- de nombreux Maires de communes voisines et comparables à Castanet (Ramonville, St-Orens, Escalquens, …) sont venus soutenir les grévistes, alors qu'ils ont aussi des services à gérer, des employés à payer, des budgets à équilibrer, des syndicats avec qui discuter, des CTP à réunir…

Vous en connaissez beaucoup, des patrons d'entreprises qui viennent soutenir les salariés en grève à l'usine voisine ? Cela veut simplement dire qu'il y a plusieurs méthodes pour faire face à une réalité donnée :

  • celle d'A. Lafon, nous la connaissons maintenant, mais sur quoi peut-elle déboucher ? Sûrement pas sur une amélioration du service aux citoyens, même pas en terme de rapport "qualité-prix" : ce n'est pas avec des employés démotivés, coupés de leur encadrement et des élus de la majorité, qu'on se remontera les manches demain ; les "turbulences" à venir dont parle le Maire dans son courrier ne sont pas que "budgétaires", elles sont celles d'une société où il faudra se serrer les coudes ;
  • l'alternative, c'est de poser le problème, de discuter avec les partenaires, d'impliquer l'encadrement et les adjoints, de prévoir également de partager les efforts ; c'est ce que font beaucoup de Maires et c'est ce que nous étions en droit d'attendre quand il était question lors du dernier Conseil Municipal de la mise en place d'une "gestion des ressources humaines".


Pour finir, il y a un point que je voudrais souligner à la lecture de l'interview d'A. Lafon dans La Dépêche d'hier et qui me semble relever d'un positionnement clairement idéologique. Je passe sur le fait que "la grève donne des idées pour supprimer quelques postes dans la collectivité", apparemment ces idées n'avaient pas attendu la grève, mais la suite est plus grave : "le cours (coût ?) horaire est trop élevé et non-concurrentiel". C'est un argument couramment utilisé dans le privé pour externaliser, voire délocaliser, une part croissante de l'activité. Dans de nombreux cas, cela permet de faire réaliser le travail par des salariés qui ont (encore) moins de droits. Dans le cas des services municipaux, cela peut déboucher sur des emplois précaires, à temps partiel, tenus pourquoi pas par des titulaires du RSA ; cela permettra bien entendu de faire des économies budgétaires, mais à quel prix pour la société ? A. Lafon veut-il augmenter le niveau de précarité dans notre collectivité avant même d'avoir considéré d'autres pistes de travail ? C'est un point que j'aimerais bien débattre avec lui s'il était prêt à débattre…

Alors aujourd'hui, tout bien pensé, sans que cela relève d'un calcul ou d'un positionnement de principe, je me sens pleinement solidaire des employés municipaux de Castanet dans leur lutte pour le respect des engagements passés et l’exigence de véritables négociations.

Rédigé par : X. Normand

Par Castanet en Mouvement
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Mercredi 17 septembre 2008

Une large majorité des employés municipaux étaient en grève hier et un préavis est déposé pour une nouvelle grève reconductible dans les prochains jours. Ils viennent en effet d’apprendre que le maire avait décidé, sans jamais consulter les représentants du personnel, d’augmenter leur temps de travail annuel et de mettre fin aux jours de RTT négociés dans le cadre d’un accord, et ceci bien entendu sans aucune compensation financière. Il souhaite également à terme diminuer les effectifs en réorganisant les services.

 

Pour avoir été des leurs et les avoir côtoyés pendant près de 10 ans, je sais combien les personnels municipaux ont à cœur de bien faire leur travail, quels que soient les élus en place, car, partageant leur quotidien avec celui des Castanéens, ils mesurent en direct l’efficacité de leur action. Ici comme dans toutes les petites et moyennes communes, la notion de service public prend tout son sens. La plupart des salaires sont modestes, le contact permanent avec la population est exigeant, mais la conscience de contribuer au bon fonctionnement de la cité est une réalité valorisante pour beaucoup.

 

Le préambule est un peu long mais il dresse le contexte local de ma mauvaise humeur.

 

Au niveau national, Nicolas Sarkozy « réforme » à tour de bras, sans effort de concertation, dans la précipitation et l’accumulation pour limiter les capacités de réaction, toujours dans le même sens et toujours contre les mêmes : il s’agit de pointer du doigt ceux qui profiteraient du système, les malades, les chômeurs, les fonctionnaires, les sans papier, et j’en passe… au préalable, les cadeaux fiscaux ont été faits aux plus riches et aujourd’hui les « caisses sont vides », la populasse doit donc faire des efforts !:

 

Pendant la récente campagne municipale, quand nous disions que Monsieur Lafon était un homme de droite, adepte d’un fonctionnement digne de Sarkozy, certains disaient que nous exagérions. L’attitude actuelle du maire de Castanet nous donne hélas raison.

 

Alors que Monsieur Lafon dirige la commune depuis plus de 7 ans, il découvre tout à coup un rapport de la cour régionale des comptes datant de fin 2007 lui recommandant l’augmentation du nombre d’heures de travail pour les employés municipaux. Et c’est ainsi qu’il déclare (18 mois plus tard !) que la masse salariale communale est trop importante, alors qu’il a largement contribué à son augmentation ces dernières années. Il laisse entendre également que notre commune serait désormais à deux doigts de la mise sous tutelle ! Sous couvert de la loi qui exigerait un nombre minimum d’heures de travail par an, il dénonce aujourd’hui unilatéralement des acquis salariaux qui ne sont pas la cause des difficultés financières de notre commune. Il me fait penser à ces dirigeants de multinationales qui licencient leurs salariés pour compenser leurs erreurs de gestion. A quand le parachute doré pour Monsieur Lafon ?

 

Plusieurs d’entre nous étaient présents hier pour soutenir les employés qui manifestaient dans Castanet. Cécile Payan a également assisté à la réunion qui s’est tenue avec Monsieur Lafon et les représentants du personnel, ce qui lui a permis d’interpeller le maire et de le placer face à ses contradictions.

 

Le maire et sa majorité comptent faire adopter ces scandaleuses remises en cause des droits des salariés lors du prochain conseil municipal. Est-il utile de préciser que notre groupe s’y opposera ? D’ici là, nous espérons que la mobilisation en cours portera ses fruits et que les Castanéens seront nombreux à soutenir les employés municipaux et le respect qui leur est dû.

Rédigé par : S. Bories

Par Castanet en Mouvement
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Dimanche 14 septembre 2008
J'en vois déjà hausser les sourcils et se demander ce que vient faire un post sur la visite du Pape à Lourdes dans un blog consacré à Castanet. Non, il s'agit de notre Bernadette et non de la Soubirou.

J'aime bien Bernadette. C'est une habitante et une militante investie, présente chaque fois qu'il faut donner un coup de main. Mais voilà : Bernadette est une pugnace. Depuis que nous sommes élus dans l'opposition, elle est en revendication permanente. Que fait le groupe "Castanet en Mouvement" ? Comment fait-il pour faire passer l'information ? Quelle expression a-t-il sur telle et telle question ? Comment pouvons nous fédérer au delà de la campagne électorale ? Etc, etc ...  Nous avons plusieurs fois expliqué qu'il nous fallait un peu de temps, que nous suivions tous les dossiers mais que les outils, tels que ce blog, ne pouvaient que progressivement être mis en place. Trouver sa place, mais aussi le ton juste dans l'opposition n'est pas chose facile, demande du temps et de l'énergie.

Bernadette attend notre expression sur la rentrée scolaire à Castanet. "Alors, c'est pour quand ?". "C'est pas un peu tard maintenant ?". Non, Bernadette, ce n'est pas trop tard. Ce n'est pas trop tard parce rien n'est réglé, parce que la Municipalité, en dehors de l'acceptation de la réforme qui impose une semaine de 4 jours (alors que la plupart des communes de l'agglomération ont demandé, et obtenu (!), une dérogation pour cette année) n'a toujours pas proposé de solutions concrètes et viables.

Demain a lieu la première Commission municipale "éducation" de la rentrée et le sujet est à l'ordre du jour. Il sera alors toujours temps de faire un compte-rendu détaillé des pistes évoquées (du moins, j'espère que des pistes seront évoquées !) et de lancer le débat.

Bien sûr ce blog se doit d'être réactif, mais, Bernadette, une expression différée n'est pas le signe d'une absence de réactivité. Les 8 élus du groupe "Castanet en mouvement" veillent à être présents aux Conseils Municipaux (et chacun d'entre eux fait l'objet d'une étude consciencieuse), aux Commissions, communales comme intercommunales. Nous avons également chacun des investissements militants et/associatifs, mais aussi des vies professionnelles et personnelles. Allez, je n'y résiste pas : Pour ma part, dans une période de changement professionnel, il me faut aussi gérer la reprise d'activité scolaire de deux enfants en primaire, faire entendre quotidiennement au plus jeune que oui, à partir de maintenant, il aura des devoirs tous les soirs, soigner les rhumes pré-automnals (un garçon est toujours à l'agonie lorsqu'il a le nez qui coule), les nourrir sainement (je résiste, je n'ai pas encore pris mon abonnement chez Picard) .... et assurer en ce début de semaine, la réunion de Commission lundi à 18h (horaire un peu difficile lorsqu'on travaille à Toulouse), celle de mardi à l'école, le soutien aux agents municipaux en manif le matin même à 11h au marché, la réunion pour les élections sénatoriales le mercredi, suivie d'une réunion sur le scolaire en soirée ....

Voilà, une fois que tout le monde est couché, je retrouve le chemin du blog ce dimanche à 22h (et le repassage attendra !). Promis, Bernadette, je trouverai toujours le temps de communiquer. Mais par pitié, laisse moi encore deux jours pour le message sur la rentrée ...

Rédigé par : C. Payan
Par Castanet en Mouvement
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Mercredi 10 septembre 2008
Je m'étais engagée auprès du groupe, la semaine dernière, à faire le premier billet  post grandes vacances sur ce blog sur la rentrée scolaire. Malgré le côté "marronnier" du sujet, il nous semblait important de faire un point sur la réforme imposée cette année, et la façon dont celle-ci avait été appliquée dans la commune. Préoccupations familiales, contraintes professionnelles ... je n'ai pas trouvé le temps de rédiger ce texte.
Un appel reçu en début de soirée m'oblige à me secouer pour reprendre le fil de ce blog. Il émanait d'un représentant du collectif SDF. Celui m'informait qu'un rassemblement de soutien aux SDF qui squattent la maison délabrée vers la Ritournelle aurait lieu jeudi à 11h devant la Mairie.

Le dimanche du 2e tour des élections municipales, nous passions, avec Emilie, Véronique et Sylvie devant la bâtisse, quand deux de ces squatters nous ont interpellées et invitées à venir visiter leur installation. Nous avions pu alors mesurer leurs difficultés, mais aussi leur volonté de trouver des solutions pour sortir de leur précarité. Le plus jeune d'entre avait pointé les incohérences du système : il n'avait pas de logement fixe, donc ne pouvait pas trouver de travail et sans travail ... comment trouver un logement ?
Ils avaient, avec la médiation du Collectif SDF, pu rencontrer le Maire/Candidat et celui-ci leur avait promis, s'ils prouvaient leur volonté de s'intégrer à Castanet, justifiaient de leur recherche d'emploi, de logement , de les aider dans cette démarche. Depuis, ils ont tenus leurs engagements... et plus aucune nouvelle de la Mairie.
La propriétaire du logement squatté, lasse d'attendre, a demandé l'expulsion des SDF. L'audience est prévue le 19 septembre prochain.

Bien sûr, je vais rédiger le billet promis sur la rentrée scolaire, sur les incertitudes de l'été, sur la concertation ratée, sur les difficultés rencontrées par les parents pour s'organiser. Mais franchement, ce soir, quand certains luttent pour leur survie, ça ne me parait pas être la priorité. Simple respect.

Rassemblement de soutien devant la Mairie jeudi 11 à 11h. Venez nombreux !


Rédigé par : C. Payan
Par Castanet en Mouvement
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